dimanche 20 mars 2011

L’œil se souvient

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____________________ Visage du sommeil
____________________ à l’œil égaré
____________________ dans la nuit de cristal

____________________ Semailles et retrouvailles
____________________ lumière de la lune
____________________ sur les cristaux d’étoile

____________________ Déchirure de perle
____________________ doute à l’extrême du monde
____________________ le corps est en mutation
____________________ pelure de sève
____________________ dans la nuit sans sommeil

____________________ L’œil se souvient
____________________ il fouille le cœur
____________________ du brin d’herbe
____________________ qui chante l’ivraie

____________________ Petites pierres de sel
____________________ perdues dans le ruisseau
____________________ le rire de la prairie
____________________ fait écho au chant du ciel









(Peinture : Le rêve / Pablo Picasso)

7 commentaires:

J... a dit…

Sourire du ciel
jaunes les branches
brise légère

tendre est l'enfance
saison nouvelle
tout recommence


♥♥♥

Kaïkan a dit…

L'oeil se souvient des oublis de mémoire
Il fragmente en éclats d'image le temps qui s'effrite ...

camille a dit…

Sous le visage endormi
l'oeil sonde les rêves
et se souvient les rires
du ciel et de la source
de la saison joyeuse


amitiés dans la joie du printemps.

Gérard Méry a dit…

je te crois... les yeux fermés

B. a dit…

Mémoire cellulaire, tu souffles sur mes braises et je m’enflamme à nouveau dans le repenti des ombres. Plus tard se mesure les effluves du consenti.
Etre, pour faire, dire, créer, donner, prendre, recevoir, plastiquer, refaire, redire, parler, s’essouffler… Et puis, s’en aller, repartir, et s’étourdir d’être encore là où l’on n’est pas. Une foudre berce l’éclair replié sous les paupières.

« Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent. »
Paul ELUARD - L'amour, la poésie

maria-d a dit…

@ J... à chaque saison un vent nouveau nous transporte hors des méandres intérieurs

♥♥♥

@ Kaïkan… L’œil aiguisé sait voir dans les profondeurs de l’Être

@ camille a dit… l’œil scrutateur de l’âme



@ Gérard… et si tu les ouvres, me croiras-tu encore ?

@ B … merci pour cette belle perception

Être pour être et recommencer, au plus près, au plus intime, paupières assises.

Et pour faire écho à ce magnifique poème d’Eluard, connaissez-vous ceci :

http://www.deezer.com/listen-276608

Anonyme a dit…

Comme un miracle …
À nouveau la vie se réveille …
Au Cœur du Jardin
Dans l’éclat de mille fleurs
Chantent les oiseaux
rigole en écho … le ruisseau

Chère Maria,
Je Vous souhaite de beaux jours de Printemps…
Votre Merciel