mardi 22 mars 2011

Songe

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____________________ Silence des phrases
____________________ retenues du songe

____________________ La terre est détruite

____________________ Ruines de l’aube
____________________ Blessures du ciel

____________________ Je suis là
____________________ attentive
____________________ à l’écoute des silences
_______________________________ des origines
____________________ scrutant
____________________ l’horizon qui tremble
____________________ lorsque de l’ombre naît la lumière









(Peinture : Le grand masturbateur / Salvador Dali)

7 commentaires:

camille a dit…

A l’ouverture du jour
Le songe met son habit de lumière
Evanescence

arlettart a dit…

Le songe déforme la pensée
mais il en reste pourtant quelque chose
choisir le meilleur

Chère Maria suis restée en panne de connexions !!! toujours ma campagne!! me joue des tours en refusant la modernité!! et si la vallée du Rhône désormais regardée d'un autre oeil!!!il reste les fruitiers en fleurs ... mais il n'ya plus d'abeilles et c'est une autre histoire Pensées vers vous Arlette

Anonyme a dit…

...Elle est sortie de la douleur de la mutilation … pour se retrouver tout d’un coup dans le ventre de la Mémoire qui a bu la sève des origines …
L’image de Dali me plait … Elle lui ressemble …j’y reconnais la force plastique de cette naissance inattendue …
Naître aux origines … l’entendement de la Mémoire, la douce persévérance de l’attente … la force de nos mains tendues ...
Détruite est la terre de l’oubli, déchiré le ciel de la cage d’où Elle est sortie …

Chère Maria...
Pour Vous un bouquet de bisous printaniers ...
Merciel

maria-d a dit…

@ Vous chères mesdames, merci.


Un songe

Le laboureur m'a dit en songe: "Fais ton pain
Je ne te nourris plus: gratte la terre et sème."
Le tisserand m'a dit: "Fais tes habits toi-même."
Et le maçon m'a dit:" Prends la truelle en main."

Et seul, abandonné de tout le genre humain
Dont, je traînai partout l'implacable anathème,
Quand j'implorai du ciel une pitié suprême,
Je trouvais des lions debout sur mon chemin.

J'ouvris les yeux, doutant si l'aube était réelle;
De hardis compagnons sifflaient sur leurs échelles.
Les métiers bourdonnaient, les champs étaient semés.

Je connus mon bonheur, et qu'au monde où nous sommes
Nul ne peut se vanter de se passer des hommes,
Et depuis ce jour-là, je les ai tous aimés.

Sully Prudhomme

Dangrek a dit…

...j'aime en particulier la dernière phrase qui m'évoque Tanizaki, japonais.
Bonne soirée à vous Maria
à bientôt
Danielle

Gérard Méry a dit…

la terre tremble ou se ramollit...chez Dali

maria-d a dit…

Oui, Danielle et tout cela n'est que Beauté, cet équilibre sensible et subtile entre ombre et lumière.
merci et bonne nuit



@ Gérard... les deux monsieur, et elle se liquéfie aussi... ;-)