vendredi 28 décembre 2012

Jour






Masque du jour
éphémère rupture
qui brise nos yeux

la lumière ruisselle
pluie universelle

le corps du jour
une berceuse ancienne
aurore de nacre

les oiseaux se gorgent
d’une eau tombée du ciel

et je regarde l’instant grandir
petit matin de prune rousse
une offrande

la nuit retire son voile
l’horizon baille

champs et prairies en fleurs
nids tissés dans les bocages
chant de l’heure

l’or du jour caresse
les secondes





(Peinture : [détail] / maria-d)

17 commentaires:

brigitte celerier a dit…

moi, je ne saurais commenter cela qui est juste, et précieux

jeanne a dit…

depuis quelques matins
tôt
le soleil encore caché
offre des ciels incomparables
cet or du jour
où je puise...

J... a dit…

♥♥ ♥
♥ ♥♥

pierre.b a dit…

Contre jour..
Plus facile d'écrire la nuit...le ciel est plus fluide..l'encre plus noire..la plume s'invente des histoires..Il pleut..il y a des larmes sur la vitre..et la glace en cornet...laisse échapper des rivières de sel et de couleurs..Pas de queue..pas de tête..mais une âme en plein coeur..et des rêves glacés..qu'on déguste à petites lampées..et des formes halogènes...qu'on devine sous l'envers d'un toit..
Plus facile d'écrire la nuit..quand le quartier est orange..et qu'il étire ses rives et ses artères..que les ailes des oiseaux sont bleues..et que "l'or du jour caresse les secondes"..

Kaikan a dit…

Un joyeux Noël à toi aussi, Maria ... Je ne suis pas bien loin, : une page sur facebook ( Michèle Lenoir ) où je continue de poster mon cheminement et un site en cours, à venir ...

arlettart a dit…

Comme un voile qui soudain se lève sur les miasmes de la nuit
Neuf est le jour qui vient
en promesses même... non- tenues

O a dit…

Le jour se délivre de la nuit
il laisse tomber son masque
et donne à voir son vrai visage
en pleine lumière il grandit
et il sait qu'il est en sursis

sido a dit…

L'or du soir
apaise l'heure
avant de basculer à l'horizon.
laissant à la nuit ses cris.

Bonne fin d'année, Maria

maria-d a dit…

@ brigitte celerier ...

Le dire avec justesse et précision



@ jeanne ...

Oui les matins d’hiver nous offre des ciels de brume d’or où le soleil froid filtre son argent



@ J... ...

♥♥ … ♥ ;-)




@ pierre.b ... merci

Revers du jour
la nuit s’invite
le ciel glisse
encre du soir
pages écrites

Le ciel pleure
ses larmes roulent
se gèlent en sucre
salines d’ocre

Déraisonnable
le cœur chavire
l’âme l’enveloppe
rêves de glace
bonbons de gel
sous la coiffe

La nuit s’écrit
tranche d’orange
rivières pourpres
ailes des anges
dans l’encre bleue
et l’or du jour
en suspension



@ Kaikan ...

Chère Kaikan, comme je suis heureuse de te lire
Je sais que tu es sur facebook, j’ai supprimé ma page que j’ai gardé très peu de temps, car je me sentais envahie par un monde qui me diluait… donc je ne peux plus te lire sur facebook, mais j’ai trouvé ton site et j’ai eu le grand bonheur d’entendre ta voix parler de kaikan, de la vie, de la mort, de la beauté de l’âme…
ICI et ICI
et tout cela a fait un bel écho en moi



@ arlettart...

Ces promesses de l’aube qui se souviennent et qui reviennent inlassablement pour se diluer à l’horizon

Arlette, je ne peux toujours pas dérouler la page chez vous, cela bugge sans cesse, mais un jour viendra, je le pense…



@ O …

Il y eut un jour, il y eut un soir ….



@ sido ...

Cette heure où l’on ne distingue plus le chien du loup … ;-)

Bonne fin d'année, à vous

Bernard a dit…

D'avoir choisi l'étoffe
et n'y point mettre nom
D'avoir voulu
la flamme
L'imprimer de charbon
Là n'est pas un détail.

Bouture
d'un instant
le désir en entaille
est la femme légère
ailes noires aux nues
immense voile blanc.

Elle brûle
de l'encens de la Terre
Et l'oiseau sur son tronc
implore l'âme altière.

La chimère nocturne
de baisers au fusain
griffe l'écorce vive
où les lettres s'inscrivent.
Son corps s'est fait mémoire
du jour qui s'est éteint.





maria-d a dit…

@ Bernard... merci pour la belle lecture de ce fragment d'image ...
en résonance :

Étole en cachemire
anonyme
braises attisées
feu
rimmel à tire d’aile
un soupçon

Greffe
d’une seconde
érotique la blessure
sous le voile
du désir
en feston

Elle se consume
en volutes d’encens
l’ange à plumes
adjure son pardon

Le fantasme d’ébène
au baiser de khôl
griffe la peau
où s’incrustent les signes
sa chair s’est faite verbe
à la porte des ténèbres

Neo a dit…

parfois mes jours
sortent la nuit
et les matins sont en or !

Frederique a dit…

Faut-il que tu aies tant de fois, peut-être, veillé cette naissance pour en parler, écrire, dire si bien. La "prune rousse"... magique !

Staive a dit…

D'une découverte, depuis le blog de Gilbert Pinna et d'autres intervenants que je reconnais...
Belle personnalité que l'ensemble de vos blogs. Heureux de les connaître!
A bientôt.

maria-d a dit…

@ Neo ...

Mains d’or
sortant de la nuit
matin en chemin



@ Frederique ...

Le levé du jour, été comme hiver est un fruit que je cueille souvent juste à point… merci pour la magie... ;-)



@ Staive ...

Alors la route fut enchantée depuis chez Gilbert… merci pour vos mots, votre visite et votre coup de cœur … j’ai vu que vous êtes peintre, alors j’irai vous visiter… ;-)

Gérard Méry a dit…

La nuit se met à jour, elle se déshabille

maria-d a dit…

goutte à goutte
point par point
elle efface tout
et puis s'absente
belle nuit Gérard
merci