samedi 16 mars 2013

Il y a





 

               Il y a une terreur
               une aube effroyable
               qui court sous la table
               une plainte ouverte
               une méfiance perforée
               un coup d’épée dans l’eau
               un œil épiant le monde 

               Il y a une grande détonation
               un éboulement de fièvre       un piège
               refermé sur la main de l’amour
               une convalescence de l’âme
               une déchirure de givre
               dans l’œil du charbon
               et cette enfant des limbes    un soupçon

               Sept sphères   une orange
               et un rêve aussi bleu que la mer en hiver
               la terre et ses racines   une épreuve mortelle
               un amour qui s’ennuie et régénère l’oubli
               il y a le mystère
               la peur
               dans l’encrier




Bella Dreams by Alexandre Desplat on Grooveshark
 (Peinture : The sick child / Edvard Munch)

12 commentaires:

brigitte celerier a dit…

il y a pour le dire l'encrier ou ce qui en tient lieu

François a dit…

Il y a là
une belle empathie

votre coeur est grand
et votre âme éveillée
merci Maria D

Estourelle a dit…

Il y a la bouche scellée

lutine a dit…

le "il y a" est un fameux propulseur, il ouvre les portes, puis après tout est permis dans l'écriture. J'ai aimé ce "il y a" qui ouvre l'univers de l'écriture

Frederique a dit…

L'encrier et ses taches aux doigts, la plume gratte, dérape, perce, apprend à tracer, corrigée par la fessée du rouge, en marge.

pierre.b a dit…

Merci Maria..en écho..
Il y a le bleu de l'orange en hiver..et l'amour qui épouse les nuances de la terre..et cette encre que l'on jette dans le fond de la mer..sous le vent les mots et mystères..
Il y a la terreur que l'on serre contre soi..qu'on étouffe du bout des dents et des doigts..la lame de l'épée au fil de l'eau qu'on reçoit..sans regard pour ce monde de dingues qui déçoit...
Il y a la fièvre qui coule dans le fond d'une gorge..qui emporte la glace d'une mer qui dégorge..pour nourrir et les ailes et l'amour d'un rouge-gorge..que l'on vole à ce piège qui égorge..

Anonyme a dit…

Quelque chose d'Edith Piaf le dessin
Gérard

jeanne a dit…

au bout de la plume
dans l'encre bleue
tout est possible
les mots

maria-d a dit…

@ brigitte celerier...

Une source inépuisable…



@ François ...

Empathie : un mot qui me va et me convient
merci



@ Estourelle ...

Et les mots pour le dire…



@ lutine ...

Tout est permis, tout est permis avec des limites cependant ;-)



@ Frederique ...

Le rouge en marge était parfois digne d’une guillotine… ;-)



@ pierre.b ...

Merci Pierre… je ne peux pas corriger directement les commentaires, alors je l’ai reposté en portant la correction, merci pour ton écho… échos toujours si sensibles…


Orange bleue
en hiver
la terre est en amour
la mer se fait un cœur d’encre
les mots flirtent avec le vent

Terreur verte
dans la poitrine en soie
doigts de lames … dents pointus
ses yeux lacèrent le monde
aveuglement des hommes

Il y a cet émoi
qui coule dans la gorge
gerçure de la lèvre … baiser
au cœur rouge
aile du désir volée à l’appât



@ Gérard …

Ah ! bon !
A y regarder de plus près, oui peut être la fragilité, le côté souffreteux, le côté décoiffé…
Et puis je me dis qu’elle a peut-être plus de Marion Cotillard
Je vais te faire une confidence : je n’ai jamais aimé Edith Piaf… ;-)



@ jeanne ...

Sanguine aussi c’est pas mal aussi n’est-ce pas … ;-)





>>>>>> Beau dimanche à tous et merci de votre fidélité.

Gilbert Pinna a dit…

une sanguine
bleue

maria-d a dit…

"La terre est bleue
comme une orange"

;-)

Patrick Lucas a dit…

au bout des mots
la peur comme une rature