jeudi 17 mai 2012

Poème court [1]




 

Le jardin est de mousse
et de lumière rousse
je marche les pieds nus
dans la douceur des fleurs




(Dessin : maria-d)

***


pour François






13 commentaires:

brigetoun a dit…

jolis mots piur entrer dans la nuit - tout doux, tout doux

colette a dit…

recevoir de toute sa peau la caresse de la vie et de tout son coeur la douceur de tes mots
belle journée

camille a dit…

Douceur et fraicheur
les fleurs aux pieds : joli

belle journée chère Maria-D

J... a dit…

♥♥♥
hippies
♥♥♥

François a dit…

"jardin des délices"

maria-d a dit…

@ brigetoun …

jolis rêves pour une nuit douce




@ colette ...

la peau … la main
la vie si douce au cœur épris




@ camille ...

bracelet de fleurs au pied joli




@ J... ...

♥♥♥
"Make love not war"
♥♥♥




François ...

" Où l'a-t-on rangé
Ce bout de verger ? "





>>>>>>>>>> @ Vous merci... belle nuit et beau demain...

jeanne a dit…

et pousse l'espérance

François a dit…

merci beaucoup pour cette attention, c'est un délice.

Anonyme a dit…

Quatre vers et le rideau se lève sur un monde rêvé.
Je vous y vois Maria déambulant cheveux en liberté, en nuisette de cotonnade, frêle, éternelle adolescente, dans le soir qui s'envient, tout doucement...

maria-d a dit…

@ Jeanne ...

"Roses de juin

Roses de juin, vous les plus belles,
Avec vos cœurs de soleil transpercés;
Roses violentes et tranquilles, et telles
Qu'un vol léger d'oiseaux sur les branches posés;

Roses de juin et de juillet, droites et neuves,
Bouches, baisers qui tout à coup s'émeuvent
Ou s'apaisent, au va-et-vient du vent,
Caresse d'ombre et d'or, sur le jardin mouvant;

Roses d'ardeur muette et de volonté douce,
Roses de volupté en vos gaines de mousse,
Vous qui passez les jours du plein été
A vous aimer, dans la clarté;

Roses vives, fraîches, magnifiques, toutes nos roses
Oh ! que pareils à vous nos multiples désirs,
Dans la chère fatigue ou le tremblant plaisir
S'entr'aiment, s'exaltent et se reposent !"

Emile Verhaeren




@ Anonyme ou el duende...

éternelle adolescente ...


"Ecole buissonnière

Ma pensée est une églantine
Eclose trop tôt en avril,
Moqueuse au moucheron subtil
Ma pensée est une églantine;
Si parfois tremble son pistil
Sa corolle s'ouvre mutine.
Ma pensée est une églantine
Eclose trop tôt en avril.

Ma pensée est comme un chardon
Piquant sous les fleurs violettes,
Un peu rude au doux abandon
Ma pensée est comme un chardon ;
Tu viens le visiter, bourdon ?
Ma fleur plaît à beaucoup de bêtes.
Ma pensée est comme un chardon
Piquant sous les fleurs violettes.

Ma pensée est une insensée
Qui s'égare dans les roseaux
Aux chants des eaux et des oiseaux,
Ma pensée est une insensée.
Les roseaux font de verts réseaux,
Lotus sans tige sur les eaux
Ma pensée est une insensée
Qui s'égare dans les roseaux.

Ma pensée est l'âcre poison
Qu'on boit à la dernière fête
Couleur, parfum et trahison,
Ma pensée est l'âcre poison,
Fleur frêle, pourprée et coquette
Qu'on trouve à l'arrière-saison
Ma pensée est l'âcre poison
Qu'on boit à la dernière fête.

Ma pensée est un perce-neige
Qui pousse et rit malgré le froid
Sans souci d'heure ni d'endroit
Ma pensée est un perce-neige.
Si son terrain est bien étroit
La feuille morte le protège,
Ma pensée est un perce-neige
Qui pousse et rit malgré le froid."

Charles Cros

maria-d a dit…

@ François...


"La fleur qui fait le printemps

Les marronniers de la terrasse
Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean,
La villa d'où la vue embrasse
Tant de monts bleus coiffés d'argent.

La feuille, hier encor pliée
Dans son étroit corset d'hiver,
Met sur la branche déliée
Les premières touches de vert.

Mais en vain le soleil excite
La sève des rameaux trop lents;
La fleur retardataire hésite
A faire voir ses thyrses blancs.

Pourtant le pêcher est tout rose,
Comme un désir de la pudeur,
Et le pommier, que l'aube arrose,
S'épanouit dans sa candeur.

La véronique s'aventure
Près des boutons d'or dans les prés,
Les caresses de la nature
Hâtent les germes rassurés.

Il me faut retourner encore
Au cercle d'enfer où je vis;
Marronniers, pressez-vous d'éclore
Et d'éblouir mes yeux ravis.

Vous pouvez sortir pour la fête
Vos girandoles sans péril,
Un ciel bleu luit sur votre faîte
Et déjà mai talonne avril.

Par pitié, donnez cette joie
Au poète dans ses douleurs,
Qu'avant de s'en aller, il voie
Vos feux d'artifice de fleurs.

Grands marronniers de la terrasse,
Si fiers de vos splendeurs d'été,
Montrez-vous à moi dans la grâce
Qui précède votre beauté.

Je connais vos riches livrées,
Quand octobre, ouvrant son essor,
Vous met des tuniques pourprées,
Vous pose des couronnes d'or.

Je vous ai vus, blanches ramées,
Pareils aux dessins que le froid
Aux vitres d'argent étamées
Trace, la nuit, avec son doigt.

Je sais tous vos aspects superbes,
Arbres géants, vieux marronniers,
Mais j'ignore vos fraîches gerbes
Et vos arômes printaniers.

Adieu, je pars lassé d'attendre;
Gardez vos bouquets éclatants !
Une autre fleur suave et tendre,
Seule à mes yeux fait le printemps.

Que mai remporte sa corbeille !
Il me suffit de cette fleur;
Toujours pour l'âme et pour l'abeille
Elle a du miel pur dans le cœur.

Par le ciel d'azur ou de brume
Par la chaude ou froide saison,
Elle sourit, charme et parfume,
Violette de la maison !"

Théophile Gautier

Patrick Lucas a dit…

et avec Manset c'est que du bonheur !

Gérard Méry a dit…

des mots et une voix, du plaisir