lundi 6 août 2012

Enfance







               L’enfant joue à cache-cache
               les mots seuls sont restés
               ils s’accrochent
               aux branches du poirier
               balançoire de l’enfance
               et vieillesse arrêtée

               chemins des laboureurs
               et des peines anciennes
               le feu est dans le pré
               les broussailles chantonnent
               la terre est reposée
               les oiseaux enfiévrés

               peau d’écorce et de laine
               le doigt file et s’entraine
               et son front se défait
               en une perle de lait

               évidence meurtrière
               griffes du passé
               la poussière     les éclairs
               les orages oubliés
               et les filles de l’été
               le cœur en bandoulière
               rient à gorge déployée





(Gouache : Gaston Chaisac)

11 commentaires:

jjd a dit…

Enfants qui jouent la nuit cris du premier août
Enfant qui refait un dessin de Miró
Chemin faisant azur caban catalan
Altaïr - enfant des games - amalgames

camille a dit…

L'enfance joue à cache cache
avec nos rêves la nuit
au matin elle s'inscrit au souvenir

belle journée

Patrick Lucas a dit…

une saison à part l'été
très beau

belle journée d'été

J... a dit…

L'enfance
une saison
que l'on chante
à la branche
du poirier
♥♥♥

arlettart a dit…

Turlututu Drôle de chapeau
Il se cache et se roule dans le foin doré
Turlututu
Il n'y est plus

Yanis Petros a dit…

Dans les yeux
des vieux
surgit parfois
des éclats
d'enfance
oubliés

Belle journée

Frederique a dit…

Embryons de poires l'été, à déguster à l'automne, fondantes, pourvu que nous ayons encore les bras pour nous hisser jusqu'au fruit. Quoi que les poiriers soient très indulgents, ainsi que quelques pommiers pour s'abaisser jusqu'à nous, moi bien sûr :-)

pierre.b a dit…

Les mots jouent à cache cache..le coeur et les veines dans l'écorce gravés...ils s'accrochent aux branches de l'été..les coeurs sous le vent s'amourachent..
Chemins dans les feuilles enlacés..la bruyère et la mousse caressés...le feu est au plus près..sous les lèvres enfiévrés..
"Peau d'écorce et de laine"..les doigts se perdent et entraînent..l'étoffe se défait..pointent deux perles de lait..Les mots jouent à cache cache..les larmes et "l'orage oubliés"..ils s'accrochent aux couleurs de l'été...et doucement se détachent..
En écho à Maria...merci..

Gérard Méry a dit…

L'enfance doit être si riche qu'elle nous reste longtemps en mémoire.
Cette gouache ma rappelle mon huile !
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=3674278289159&set=a.1345738197112.49797.1040970980&type=3&theater

maria-d a dit…

@ jjd …

Nuit d’août et des étoiles
Miró joue avec l’enfant
catalan et amalgames
chemin faisant
ses gammes



@ camille …

Jouer au chat et à la souris
la nuit tous les chats sont gris



@ Patrick Lucas…

"L’Été
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.
Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été."

Théodore de Banville



@ J... …

Une saison de jouvence
au détour de l’été
et des fruits parfumés
♥♥♥



@ arlettart …

Loup y es-tu ???
;-)



@ Yanis Petros…

Et dans leur cœur des amours indélébiles

Bon jour



@ Frederique …

"J'aime en premier lieu celles qui ont la chair beurrée, tout au moins tendre et délicate, avec une eau douce, sucrée et de bon gout, et surtout quand il s'y rencontre un peu de parfum... en second lieu, à défaut de ces premières, j'aime celle qui ont la chair cassante avec une eau douce et sucrée et quelquefois un peu de parfum... en troisième lieu je fais véritablement cas de celles qui ont un assez grand parfum, mais dont la chair n'est pas extrêmement dure, pierreuse, et pleine de marc..."

Jean-Baptiste de La Quintinie



@ pierre.b … merci

les mots du cœur jouent à cache-cache
l’été entre les branches du poirier

amours d’enfance au vent d’été
chemins de mousse aux feuilles blessées

dans la bruyère les corps s’enlacent
caresses de fièvre lèvres embrassées

peau de velours et doigts de laine
sous le chandail le cœur explose
la gorge est pleine ronde et de lait

les mots de larmes jouent à pleurer
l’orage fait rage perles oubliées

couleurs du soirs mots accrochés
sous les ramures douces enivrées

l’été soupire son nom respire
son cœur se grise et se détache




@ Gérard …

" On n’retombe jamais en enfance,
L’enfance, on l’a jamais quittée,
Ces vieux, qui vers l’hiver s’avancent,
Ont encore un pied dans l’été,
L’été de leurs grandes vacances,
Où bourdonnaient les champs de blé,
Où les longs cheveux de Laurence
S’envolaient au vent de juillet…

On n’retombe jamais en enfance,
L’enfance, je l’ai jamais quittée,
Mon vieil ours en peluche danse
Sous vos lampions d’absurdité,
Et tous mes chevaux de manège
Blancs, à la crinière argentée,
Galopent encore dans la neige
De mes noëls décapités…

On n’retombe jamais en enfance,
Ma douce, ma tiède, mon bébé,
Tous deux blottis dans le silence
De quelque berceau dérobé,
On se tête et on se balance,
Comme deux jumeaux nouveaux-nés,
Dans le jardinet de l’enfance,
Où on s’ra toujours jardiniers. "

Henri Tachant

Je te l'ai cherchée chantée par Tachan mais je ne l'ai pas trouvée

et puis je n’arrive pas à ouvrir ton lien Gérard et ne peux point voir ton huile ... snif, snif ;-)

Gérard Méry a dit…

merci pour Henri Tachant que j'apprécie depuis longtemps...décédé il me semble ? je t'envoie le lien de l'huile