vendredi 10 août 2012

Jeunesse perdue







               La fleur s’est fanée
               d’un coup    entre deux pleurs
               miettes de luzerne au coin des lèvres
               la pluie a tout repris

               hier elle était fleur
               de pétales et d’odeur
               une simple mortelle
               aux prunelles de pucelle
               rime et poésie au revers de la phrase
               noire gazelle
               au cœur d’ébène

               partir  revenir

               les insectes se retirent
               dans la grotte des étoiles
               piqûre de sel
               griffure de miel

              ligne imaginaire
              un sentier d’herbe rase

               les pieds des anges frôlent
               la chair vulnérable

               « poète de sept ans » aux portes du sommeil





(Peinture : Georgia O'Keeffe)

5 commentaires:

brigitte celerier a dit…

et une fois encore je me dis je ne peux pas mettre "j'aime" en commentaire, c'est sec, ça a l'air idiot - et une fois encore je ne sais pas dire autrement

O a dit…

"Que personne ne méprise ta jeunesse !"
elle est la fleur immortelle de ta vieillesse.
La chair est vulnérable, mais elle se fait Verbe par delà le ciel et la terre
Vous êtes poète et avez en vous le secret de l'éternelle jeunesse.

Gérard Méry a dit…

parler de jeunesse c'est la conserver

Patrick Lucas a dit…

Belle la vie
elle est
recommencement
différence
découverte
comme la fleur

el duende a dit…

Accepter, tel est le maître mot. Accepter et savoir que la perte est toujours contrebalancée par un ''gain" que nous ne savons pas, ou ne voulons pas, toujours voir.