dimanche 4 novembre 2012

Le paysage







               Le paysage 
               comme une offrande 
               nous prend le regard 
               il le boit    l’embellit   le grandit 
               il avance vers nous 
                                       éblouissement 
               dans l’été des saisons 
               la ligne d’horizon   ruban de lumière 
               une voix se lève 
               le chant des grandes clartés 


               je me souviens le temps de leur semaison




(Peinture : Zao Wou Ki)

10 commentaires:

brigitte celerier a dit…

toujours bellement sensible

jeanne a dit…

il nous boit
nous buvarde
le paysage ruban de lumière

Neo a dit…

toujours il se détaille
chamboule se floute
submerge et envahit

François a dit…

"C'est une étrange et insupportable certitude que de savoir que la beauté monumentale suppose toujours une servitude, qu'elle est pour-tant la beauté et qu'on ne peut pas ne pas vouloir la beauté et on ne peut vouloir la servitude ; la servitude n'en reste pas moins inaccep-table. Peut-être est-ce pour cela que je mets au-dessus de tout la beauté d'un paysage, elle n'est payée d'aucune injustice et mon coeur y est libre."

Albert Camus - Carnets III

michelgonnet a dit…

Que c'est beau !
À mesure de pas de petits d'homme et de femme.
Merci.

Gérard Méry a dit…

J'ai eu cette sensation encore cet après midi en campagne

jeandler a dit…

L'impermanence du paysage.

maria-d a dit…

@ brigitte celerier ...

Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.
Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,
Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.

Paul Verlaine




@ jeanne...

… et nous poignarde
de sa main de soie




@ Neo ...

Il nous tourneboule et nous séduit



@ François ...

Cher François vous avez su là toucher le sensible en moi, merci pour cet extrait ardu mais ô combien magnifique



@ michelgonnet ...

Ces petits d’hommes et de femmes qui savent si bien voir et recevoir en communion …



@ Gérard ...

N’est-ce pas ! et à chaque fois il se découvre autre, comme si nous le voyons pour la première fois



@ jeandler ...

Et c’est bien cela qui en fait sa beauté n’est-ce pas ? toujours il nous surprend et nous émerveille comme au premier jour

Estourelle a dit…

Dire un tableau
dire sa force et sa beauté
on est cueilli
on ne souffle mot
on est ravi
emporté

La beauté dans sa force et sa fragilité: ce tableau me touche par sa couleur et son mouvement

Jean a dit…

"..Le paysage
nous prend le regard
il avance vers nous
éblouissement "

OUI .
Mais c'est pendant ces moments là que que nous sommes le plus nous mêmes !