jeudi 9 mai 2013

Une idylle







              Le jour retient ses branches 
              un amour vertical 
              la beauté de l’étoile 
              la courbure de l’écran 

              blanche enfance 
              dans la nuit qui descend 

              soupirs et lettres mortes 
              je creuse le souvenir 
              graine verte 
              un refrain 

              sur la langue un serment 

              paupières de glaise 
              et racines du ciel 
              espace à gorge ouverte 
              une idylle 
              un caprice de braise 

              pliure de l’herbe 
              sur le chemin 
              dans la bouche le cri 
              du jour qui se retient 





(Peinture : Blanche de l'Acropole / Olivier Debré)

6 commentaires:

arlettart a dit…

Dans l'infime se cache toute la beauté du monde

Patrick Lucas a dit…

juste en écartant
le voile
le jour
éclate sans pudeur

Alexandre a dit…

Mémoire du silence, voila un nom que j'aime bien comme ces écrits.

maria-d a dit…

@ Arlette ...

En silence la trouver ...



@ Patrick Lucas ...

Le jour est un coquin ... ;-)


@ Alexandre...

Merci pour mémoire, le silence est précieux...



Beaux jours à vous tous venus ici et là
;-)
;-)

Maïté/Aliénor a dit…

J'aime beaucoup la première strophe.

lutine a dit…

ah s'il n'y avait qu'un seul cri, lorsque ma bouche s'ouvre c'est un chapelet des jours retenus. Cette strophe belle continuité est comme un glas au bord de mes lèvres.