dimanche 14 août 2011

Encrer

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Sa main tourne et vole sur la feuille
et l’encre se déploie inondant la surface

la lumière se pose dans ce ciel sans nombre

sa gratitude va aux mots qu’elle accueille
qu’elle explore et habite pour en saisir l’essence

la quintessence de l’homme qui les a mis au monde
la moelle de l’écriture et la pierre précieuse celée au fond du cœur


toutes ces fleurs émiettées _ parsemées dans les champs _ dans les blés
les nuages en pleurs sur les vallons dorés _ les rivières _ les étés oubliés dans les prés
cette goutte de sang secrète et rarissime dans la poitrine en feu de l’oiseau revenu
la colombe blessée et l’enfance foudroyée


Sa main court sur la feuille _ l’encre tache ses doigts
l’encre tache le papier et se répand tranquille sur le fil imminent









(Dessin : Encrer / maria-d)

7 commentaires:

camille a dit…

La Poésie de l'encre.

Bonne fête chère Maria-D

Gérard a dit…

Suis très sensible à l'encre qui tache le papier, tu sais pourquoi...

J... a dit…

Goutte à goutte
sur les touches du piano
l'encre fait des pointes
et puis un pas glissé
sur les cordes du violon

c'est beau

bonne fête ♥♥♥

Maïté/ Aliénor a dit…

Au fil de la danse, la proximité de la moelle de l'écriture et de la pierre précieuse rappellent à mes oreilles le bruit des meules donnant des poussières de vie: des grains d'encre à moudre qui se déposent sous vos doigts artisans d'art.

jeanne a dit…

15 août
j'aurai fait la fête à ma mère
une marie
belle journée à toi

O a dit…

La colombe blessée

Ô colombe qui meurs dans le ciel azuré,
Rouvre un instant les yeux, mourante aux blanches ailes !
Le vautour qui te tue expire, déchiré
Par des flèches mortelles.

Va, tu tombes vengée, ô victime, et ta soeur
Peut voir, en traversant la forêt d'ombre pleine,
L'oiseau tout sanglant pendre au carquois d'un chasseur
Qui passe dans la plaine.

Le jeune archer, folâtre et chantant des chansons,
Passe, sa proie au dos, par les herbes fleuries,
Laissant déchiqueter par les dents des buissons
Ces dépouilles meurtries



Théodore de BANVILLE

arlettart a dit…

Tourbillon sans fin en ruissellement lumineux pour dévoiler tout au fond la palpitation en espérance
Hommage
A toutes les Maries
Douces pensées
Arlette