mercredi 3 août 2011

Il faut ...

.




____________________Il faut
____________________prendre le chagrin
____________________et lui tordre le cou
____________________lui griffer la joue
____________________en extraire la substance
____________________qui allège le cœur
____________________et puis en boire
____________________de longues gorgées
____________________s’en rassasier
____________________s’en délecter

____________________déplier la rose
____________________lui ouvrir le cœur
____________________heureux _ s’apaiser
____________________et cligner de l’œil
____________________au ciel de midi
____________________comblé _ s’en aller
____________________dans l’éclat des mots
____________________la lumière du jour

____________________il faut …
____________________prendre le chagrin
____________________lui tordre son cou
____________________et puis l’essorer
____________________jusqu’à ce que joie s'en suive








(Peinture : Chagrin d'enfant / Emile Friant)

11 commentaires:

B. a dit…

On doit.

jeanne a dit…

le chagrin laisse un étrange goût dans la bouche
je pense qu'il ne disparait pas
ces chagrins qui déchirent
laissent traces
mais la vie cette p.... de vie est forte
dans nos liens d'amour
d'amitié
dans les soleils qui se lèvent
dans la nuit apaisante
alors on tourne la page dans l'histoire
pour avancer
simplement
pour la vie debout

brigetoun a dit…

oui dà , mais avant laisser passer un certain temps - et puis en garder un peu comme un bonbon qui met en relation avec le passé et ceux qui y vécurent

Pierre a dit…

Inasouvi besoin,
substance du chagrin,
tu rythmes notre course
aux quatre coins du monde
et parfois sans qu'on sache,
tu cadences le coeur
jusqu'au bout de la vie.

camille a dit…

Il faut le souffler dans un grand mouchoir que l'on plie et que l'on garde, loin des regards inquisiteurs.

Anonyme a dit…

Torrents des grands chagrins inconsolables de l'enfance, qui mettent en rut vers le grand large, les eaux captives.

Mathilde a dit…

Attendons du chagrin son consentement à disparaître .

François a dit…

"Attendez que ma joie revienne
Et que se meure le souvenir
De cet amour de tant de peine
Qui n'en finit pas de mourir.
Avant de me dire je t'aime,
Avant que je puisse vous le dire,
Attendez que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire.

Laissez-moi. Le chagrin m'emporte
Et je vogue sur mon délire.
Laissez-moi. Ouvrez cette porte.
Laissez-moi. Je vais revenir.
J'attendrai que ma joie revienne
Et que soit mort le souvenir
De cet amour de tant de peine
Pour lequel j'ai voulu mourir.
J'attendrai que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire,
Que le vent ait séché ma peine
Et la nuit calmé mon délire.

Il est, paraît-il, un rivage
Où l'on guérit du mal d'aimer.
Les amours mortes y font naufrage,
Epaves mortes du passé.
Si tu veux que ma joie revienne,
Qu'au matin, je puisse sourire
Vers ce pays où meurt la peine,
Je t'en prie, laisse-moi partir.
Il faut de mes amours anciennes
Que périsse le souvenir"

Barbara

Gérard a dit…

Condamnons le chagrin jusqu'à ce que mort s'en suive....et "que la joie demeure " (Giono)

Frederique a dit…

Le chagrin serait-il une mousson nécessaire ? Schumann a tenté le Rhin. Alors essorons, tu as raison.

mémoire du silence a dit…

@ B... nous devons, il le faut !!!



@ Jeanne... un goût sucré / salé



@ brigetoun ... un bonbon à la guimauve



@ Pierre ... à bout de souffle



@ Camille... un chagrin ne se partage pas ?!?! ne se vend pas aux enchères non plus ?!?!?



@ Anonyme... Une grande vague, Un tsunami ...



@ Mathilde... c'est lui qui décide !!!



@ François... c'est sublime



@ Gérard... pendons-le à la branche haut et court...



@ Frederique... de bien grandes lessives


>>>> A vous tous belle nuit