mardi 21 février 2012

Il est ils

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____________________Il est la démesure

____________________la vie déraisonnée

____________________la mort insoupçonnée

____________________le revers du secret

____________________Il est les autres __ dressés sur le chemin

____________________le cœur ébouriffé

____________________la tache rouge de l'humain

____________________l’encre d’une pierre brisée

____________________sur le rebord du pied



____________________Il est l’insoupçonné

____________________il est l’irrévocable

____________________une graine arrachée

____________________au vent noir des sables





(Dessin : Il est ils / maria-d)

11 commentaires:

Patrick Lucas a dit…

magnifique !
les mots le graphisme
l'ensemble transporte
trop bien !
merci

if6 a dit…

un peu de chacun, un peu de tous
en nous ainsi nous nous comprenons mieux.

Gérard Méry a dit…

Il est nous et moi

François a dit…

Il est multiple, comme l'enfant.

C'est très beau oui, merci
ne vous arrêtez pas de nous offrir vos magnifiques présents.

Pensées au fil de l'eau a dit…

En douceur de rêve...
il est mon imaginaire ...

Pensées au fil de l'eau a dit…

Rêves (s) c'est mieux ;-)

michel, à franquevaux. a dit…

Ce qui est épars ainsi rassemblé.

arlettart a dit…

Tout cela est AMOUR

maria-d a dit…

@ Patrick Lucas ...

Confuse je suis, merci beaucoup pour l’appréciation



@ if6 ...

Puissent être les choses ainsi chère If6… ;-)) merci



@ Gérard ...

Il est UN



@ François ...

Votre commentaire me renvoie à « L’enfant multiple » d’Andrée Chedid

« Ce furent d'autres paroles.
Elles s'élevaient du tréfonds, extirpant Omar-Jo de l'ambiance qu'il avait lui-même créée. Oubliant ses jongle-ries, il laissait monter cette voix du dedans. Cette voix âpre, cette voix nue qui, pour l'instant, recouvrait toutes ses autres voix.
L'enfant multiple n'était plus là pour divertir. Il était là aussi pour évoquer d'autres images. Toutes ces doulou¬reuses images qui peuplent le monde.
Mené par sa voix, Omar-Jo évoque sa ville récemment quittée. Elle s'insinue dans ses muscles, s'infiltre dans les battements du coeur, freine le voyage du sang. Il la voit, il la touche, cette cité lointaine. Il la compare à celle-ci, où l'on peut, librement, aller, venir, respirer ! Celle-ci, déjà sienne, déjà tendrement aimée.
Ici, les arbres escortent les avenues, entourent les places. De robustes bâtiments font revivre les siècles disparus, d'autres préfigurent l'avenir. Une population diversifiée flâne ou se hâte. Malgré problèmes et soucis, ils vivent en paix. En paix!
Là-bas les îlots en ruine se multiplient, des arbres déra¬cinés pourrissent au fond de crevasses, les murs sont criblés de balles, les voitures éclatent, les immeubles s'écroulent. D'un côté comme de l'autre de cette cité en miettes, on brade les humains!
Omar-Jo se déchaîne, ses paroles flambent. Omar-Jo ne joue plus. Il contemple le monde, et ce qu'il en sait déjà! Ses appels s'amplifient, il ne parle pas seulement pour les siens. Tous les malheurs de la terre se ruent sur ce Manège. »




@ Pensées au fil de l'eau ...

Et lorsqu’ils sont multiples « les rêves » c’est encore mieux … ;-)




@ michel de franquevaux ...

L’unité fait la force … ;;)) n’est-ce pas ??



@ arlettart ...

On peut dire la chose ainsi chère Arlette…

Maïté/ Aliénor a dit…

IL est en mouvement comme le vent
insaisi-sable
vire-voltant
en équilibre précaire
ins-table
IL dit en cœur
ce que dit le dessin
du lien à l'autre.

maria-d a dit…

@ Maïté... Il dit l'éphémère beauté... de l'être.