mercredi 14 novembre 2012

La mort du saule







               Le grand saule est mort 
               il nous prive de ses branches
               la tempête l’a tué

               Il naquit un printemps   en enfance
               dans son jardin de fleurs
               et de bac sablé

               Le vent lui a fendu le cœur
               et déchiré les feuilles
               ses cahiers d’écolier

               soubresauts    agonie
                                        et silence




(Peinture : saule pleureur / Claude Monet)

13 commentaires:

Anonyme a dit…

"Saule pleureur! Saule éploré! Saule, corps et âme des femmes! Nuque éplorée du saule. Chevelure grise ramenée sur la face, pour ne plus rien voir. Chevelure grise balayant la face de la terre.

Les eaux, les airs, les montagnes, les arbres nous sont donnés pour comprendre l'âme des humains, si profondément cachée. Quand je vois se désespérer un saule je comprends Sapho."

(Marina Tsvétaeva, "Mon frère féminin, Lettre à l'amazone")

François a dit…

Un coeur s'est tu,
ne nous laissez pas trop longtemps, sans le vôtre.

Estourelle a dit…

Même les saules pleurent
même les saules meurent

Mais souviens toi que l'on t'attend

jeanne a dit…

comme dans la fable
le vent tue
l'arbre se meurt
et je pourrai pleurer

à bientôt

michel, à franquevaux. a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=HeyMnzB_VII
canarios, para decir : buon viaje et revenez si ce pays vous plait !

arlettart a dit…

Les arbres s'en vont aussi ...Ma Mie
et nous nous allons

J... a dit…

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Neo a dit…

dans le silence du temps

Alain Gojosso a dit…

Que s'arbre poétique à peaux de draps noirs le crâne à être en corps, merci encore pour ce partage de vos écrits. Bien à vous.

Nathanaël a dit…

J'ai rebondi de chez Jeanne,
sur la toile trampoline,
et me voici dans les arcanes,
du saule, de sa vie en gésine...

Je vais chez vous flâner un peu,
ce poème étant magnifique.

Jean a dit…

J'habite à la campagne .
régulièrement , des agriculteurs coupent des arbres au bord des champs , sans que je comprenne pourquoi .
Précisément , ce matin encore , un saule et un vieux murier sont à terre à 200 mètres de chez moi ....

ulysse a dit…

Rares sont ceux qui pleurent la mort d'un arbre; j'en suis , comme vous.

sido a dit…

Le mien pleure aussi ses 35 ans de vie de Cèdre, fauchées en un souffle fou, toutes racines dehors, comme autant de griffes impuissantes qui s'agrippent encore à la terre avant le dernier Adieu.